P H O B I E
P H O B I S S I M O















Les circuits de la peur

Les mécanismes physiologiques des phobies

Autrefois on pensait que les phobies étaient dues à un conflit intrapsychique, soit une opposition entre des
exigences contraires à l'intérieur même de la
personnalité et qu'il fallait résoudre ce conflit
pour les soigner. Les phobies relevaient
donc purement du domaine
psychologique.

Aujourd'hui on suppose que leur origine réside dans l'organisation de structures cérébrales impliquées
dans la perception des émotions, celles-ci étant
liées aux phobies.


L'une de ces régions, qui s'appelle l'amygdale et fait partie du cerveau affectif, est un lien entre la perception sensorielle et les symptômes émotionnels tels que la transpiration ou encore l'accélération cardiaque. Les viscères ainsi influencés envoient à leur tour des signaux dans une 2ème région, le cerveau cognitif, qui intervient dans la conscience de ces émotions et pourrait également être impliqué dans l'origine des phobies.
L'amygdale est une partie du cerveau qui doit son nom à sa forme qui rappelle celle d'une amande (en rouge sur le dessin).
Comme pour la plupart des structures de notre cerveau, nous possédons deux amygdales.
Elles sont situées tout près de l'hippocampe, dans la partie frontale du lobe temporal.

L'amygdale est essentielle à notre capacité de ressentir et de percevoir chez les autres certaines émotions. C'est le cas de la peur
et de toutes les modifications corporelles qu'elle entraîne. Si vous êtes suivi dans la nuit par un individu à l'allure louche
et que vous sentez votre cœur palpiter, il est fort probable que votre amygdale soit très active !

Chez certains patients qui ont dû subir une intervention chirurgicale au cerveau, on a pu stimuler l'amygdale directement et recueillir leurs impressions. L'expérience subjective la plus commune décrite en est une de danger imminent et de peur. Les très rares patients
dont uniquement l'amygdale a été détruite (lors d'accident cérébraux vasculaires par exemple)
reconnaissent toutes les expressions émotionnelles sur les visages sauf celle de la peur.

L'amygdale semble en fait moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie.
Ceux qui nous avertissent d'un danger imminent sont donc des stimuli très importants pour l'amygdale.


Les marques de l'anxiété dans les circuits de l'amygdale:

L’anxiété, comme la peur ou d’autres émotions, reflète l’activité de circuits spécifiques que l’on peut identifier dans le cerveau.
Les chercheurs qui s’intéressent aux circuits de l’anxiété se sont vite aperçu que l’amygdale était une structure clé pour comprendre ce phénomène. Or l’amygdale est une structure cérébrale complexe faite de plusieurs noyaux interconnectés entre eux.
Dans la route de la peur, les stimuli sensoriels convergent vers le noyau de l’amygdale. À cause de sa position de « porte d’entrée » de l’amygdale, celui-ci semble jouer un rôle important dans le phénomène de la peur conditionnée, lequel est à la base de
nombreux troubles anxieux.
Les cellules nerveuses du noyau envoient leur axone vers d’autres noyaux de l’amygdale, formant ainsi divers circuits qui convergent éventuellement vers le noyau central, voie de sortie de l’amygdale qui activera à son tour l’hypothalamus, le locus coeruleus
et d’autres régions cérébrales responsables des signes caractéristiques associés à l’anxiété.
Or pendant le conditionnement, certains circuits internes de l’amygdale peuvent être renforcés pour créer une trace mnésique de cette peur conditionnée. Une trace qui, semble-t-il, serait très résistante, voire permanente. Renforcés à l’extrême,
ces circuits potentialisés de l’amygdale pourraient être à l’origine d’une phobie
.
Plusieurs chercheurs pensent que la peur conditionnée « brûle au fer rouge » les circuits renforcés de l’amygdale. Pour eux, les efforts qu’implique une thérapie et les bons résultats qu’elle produit ne s’expliquent pas par la disparition des souvenirs douloureux encodés dans l’amygdale. L’amélioration ressentie proviendrait plutôt du renforcement d’autres voies nerveuses, notamment en provenance
du cortex par la psychothérapie, qui viennent apaiser les circuits de l’amygdale correspondant à ces peurs
.



Conseil
N°2

" Lorsqu'on sourit à la vie, elle vous rend ses sourires."

" Le sourire est un devoir social. "

" Le sourire est le baiser de l'âme"

" Le sourire est le signe le plus délicat et le plus sensible de la distinction et de la qualité de l'esprit."

" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire."

" Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament."

" N'attendez pas d'être heureux pour sourire, souriez plutôt afin d'être heureux."

" La vie est comme un miroir. Si tu lui souris, elle te renvoie ton image."
"Sourire ne vous confère pas seulement qu'un aspect sympathique mais éduque votre cerveau au bien être."

" Sourire, c'est contribuer à l'oeuvre de la paix."


" Un sourire ne coûte rien, mais il rapporte beaucoup ; il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne."

" Le sourire que tu envoies revient vers toi."

" Il suffit d'un moment pour esquisser un sourire, mais son souvenir est parfois inoubliable. C'est le meilleur antidote de la nature contre les tracas de la vie."

" Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais il donne autant de lumière."

" On n'est jamais complètement habillé tant qu'on ne porte pas le sourire."

"Il suffit de peu pour engendrer un sourire, et il suffit d'un sourire pour que tout devienne possible."




Pour Joseph E.LeDoux, neurologue, les troubles anxieux seraient dûs à l'activation pathologique du circuit thallamus-amygdale. Des traumatismes psychologiques très précoces marqueraient l'amygdale et le circuit de la peur pendant la maturation du cerveau. Ces perturbations seraient permanentes. L'activation de l'amygdale serait exagérée chez les sujets anxieux atteints de dépression, de phobie sociale, de stress post-traumatique.

(Wikipédia)

Chez les patients dépressifs, on observe un hypermétabolisme du cortex préfrontal particulièrement latéral et de l'amygdale.
Cet hypermétabolisme est à mettre en relation avec le fait que ces patients maintiennent en mémoire de travail
des représentations d'un événement et des états émotionnels associés pendant des durées plus longues
que les individus non dépressifs et de façon plus intense ou vivace.
(Inserm.fr)



Le gène de l’anxiété identifié:

En charge de la régulation de la sérotonine (un neurotransmetteur: substance chimique libérée par les cellules nerveuses et qui permet de transmettre l'information de l'influx nerveux d'un nerf à l'autre (à travers une synapse) ou d'un nerf à un muscle ou un organe),

: le gène 5-HTT

est suspecté de jouer un rôle dans la survenue des crises d’angoisse.



Les personnes qui ont montré un sentiment de peur plus prononcé présentent toutes une variation de ce gène (appelé allèle L).
Cette variation entraîne une capture plus rapide de ce neurotransmetteur par le cerveau,
la rendant ainsi moins disponible. On pense ainsi qu’un manque de sérotonine est lié
au développement de troubles psychologiques, bien que de tels problèmes soient
complexes et résultent de facteurs multiples.



Revue scientifique L' Encéphale:

Bien que Marks ait proposé dès 1970 une classification des phobies comprenant la phobie sociale, l'apparition de l'entité diagnostique phobie sociale est encore plus récente. Elle a lieu en 1980 avec le DSM III, 3e édition de la nomenclature de l'American Psychiatric Association, qui établit des critères opérationnels pour son diagnostic. De ce fait, les recherches visant à identifier les facteurs génétiques, familiaux et tempéramentaux, les corrélats neurochimiques et neuroendocriniens ainsi que les structures cérébrales s'inscrivant dans la pathogénie de ce trouble en sont à leur début. Néanmoins, elles ont permis d'apprécier l'intervention des influences génétiques, du milieu familial, et de traits tempéramentaux, comme l'inhibition comportementale face à l'inconnu, dans le risque d'apparition d'une phobie sociale. Elles ont également contribué à mettre en évidence des perturbations du fonctionnement des systèmes de neurotransmission monoaminergique dans la phobie sociale. Parallèlement, les progrès réalisés dans l'analyse des relations structure-fonction, et notamment l'apport récent de la neuro-imagerie, ont souligné l'importance des voies cortico-limbiques dans la physiopathologie de la phobie sociale, avec la participation de régions et structures cérébrales comme le cortex préfrontal, l'hippocampe, l'amygdale et le striatum. Ceci n'a rien de surprenant si l'on considère leur rôle essentiel dans la signification attribuée aux informations émanant de l'environnement, les processus émotionnels, mnésiques et de conditionnement contextuel, ainsi que dans la programmation des comportements dont on peut supposer l'altération à la lumière des symptômes caractéristiques de la maladie...

Les Médicaments :

La démarche pharmacothérapique aujourd'hui proposée repose sur l'efficacité démontrée d'agents médicamenteux, au premier rang desquels figurent les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine dont l'emploi peut aujourd'hui prévaloir sur celui d'autres produits également actifs, comme les inhibiteurs de la monoamine oxydase non sélectifs et irréversibles ou les benzodiazépines, de par la simplicité de leur utilisation et leur très bonne tolérance.

Conseil
N°3













Privilégier le comportement
Assertif




Je suis calme et tranquille.

J’expose mon opinion de façon claire et précise sans faux-fuyant, de manière directe mais non agressive.

J’ai des choses à dire,
je les exprime. Je communique de façon positive et responsable.

Je ne me laisse pas envahir par la peur de dire ou inversement par la colère.

Je suis respectueux et respectable.

Je développe la réciprocité.

Je suis humain, je peux donc me tromper, je l’accepte et j’apprends de mes erreurs que je reconnais.
L'Assertivité ou "affirmation de soi dans le respect d'autrui"

Être assertif, c'est être capable de s'exprimer directement ou librement, sans détour, et toujours avec considération et respect de l'autre. L'assertivité définit une grande qualité de communication dans laquelle on se respecte soi-même autant que l'on respecte l'autre. Viser l'assertivité, c'est passer du stade de la relation au stade de la véritable communication.Nous sommes tous aujourd'hui sociables ou sociabilisés, mais sommes-nous en capacité de communiquer avec l'autre ? Car cela implique un niveau de conscience et une humanisation profonde des échanges.Être assertif, c'est avant tout bien se connaître, s'accepter tel que l'on est, avec ses qualités et ses défauts. C'est aussi savoir entendre et écouter, s'ouvrir aux autres, ne pas avoir peur des "retours". C'est être simple, authentique et juste avec soi et les autres. Progresser dans cette voie, c'est éviter de tomber dans les travers des attitudes que sont la fuite, la manipulation ou l'agressivité, génératrices de tensions, d'incompréhensions et de frustrations. L'assertivité peut sembler délicate, voire difficile ou utopique à la lecture de cette définition, c'est un vrai cheminement pour un réel confort de vie et une réelle efficacité pour soi-même et pour les autres.


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